En tout cas, la question n’est plus de savoir comment produire plus de nucléaire ou de renouvelables. Elle s’envisage maintenant en termes de consommation.
Stimulée par l’électrification des transports, des usages, de l’industrie, par la sortie progressive du gaz et du fioul, l’installation de centres de données…
Une consommation envisagée au plus près des besoins réels des entreprises, des collectivités, des hangars numériques, des citoyens.
Une évolution majeure.
Avec des consommateurs « actifs », à qui l’on propose de devenir acteurs de leur propre stratégie énergétique.
Pas une évolution idéologique. Un choix de société accéléré par une nécessité physique : consommer plus vert, à prix maîtrisés dans le temps. Pour plus de visibilité et de stabilité.
Comment démocratiser l’accès à cette énergie décarbonée ?
En déployant des solutions flexibles, partagées, pilotables, compétitives.
Intelligentes.
Capables de stocker, autoconsommer, transformer, sécuriser.
La chaîne de valeur de l’énergie repensée hors des conventions, pour être délivrée au bon endroit, au bon moment, pour le bon usage.
Une chaîne zéro carbone, 100 % locale, plus directe. Plus transparente. Plus humaine.
La transition énergétique à l’heure locale.
La décarbonation à l’heure juste.
Une vraie mutation stratégique et tactique.
Plus seulement justifiée par l’urgence environnementale et climatique.
Mais par l’impératif économique.
Une transformation qui passe de l’intention à l’action. Pour devenir concrète, réelle, pragmatique.
Avec des capacités dimensionnées sur mesure par et pour ses consommateurs.
C’est le modèle « Dhooing France » : sortir d’un système énergétique centralisé pour se concentrer sur les usages ultra territoriaux.
Et puis il y a le modèle « Choose France ». Celui de l’attractivité ultra mondialisée, avec des annonces d’implantation de giga data centers étrangers, et ses investissements massifs qui font sensation. Et posent de nouvelles questions.
Quelle part de notre énergie bas carbone disponible voulons-nous consacrer à ces nouveaux usages énergivores ?
Quelle part de la valeur financière créée voulons-nous conserver sur le territoire national ?
Notre conclusion : quel que soit l’angle (production, distribution, consommation), la transition énergétique a toujours progressé par chocs d’adaptation.
Gérer l’effet d’aubaine suscité par notre gisement tricolore d’or décarboné, va nécessairement demander une capacité d’adaptation.
À nous de savoir préserver les intérêts d’un autre gisement : les acteurs de nos territoires.
Faire en sorte de les connecter en circuit court, rapidement, à l’énergie propre et compétitive dont ils ont besoin.
Selon des procédures rationalisées, simplifiées, pour accélérer et renforcer leur attractivité.
La méthode « Notre-Dame » appliquée à tous nos clochers ?
#Lagoodénergie