Portées à la fois par leur compétitivité et les enjeux d’indépendance, les énergies renouvelables dépassent désormais le seul argument climatique.
Devant elles, un grand virage électrique. Qui conduirait, selon le rapport Lévy-Tuot, à « un basculement des nouvelles installations ENR dans un régime sans aucun soutien public ».
L’accélération de l’électrification ? « Un enjeu de sécurité nationale, un rapport de force » prévient le Premier ministre.
Au cœur des équilibres industriels, le défi est celui du terrain économique, de la compétitivité des solutions électriques.
Les technologies et les modèles sont là : production, stockage, pilotage, autoconsommation collective, hybridation des usages, conversion de vecteurs énergétiques.
Pour quels futurs énergétiques à l’horizon 2050 ? Une question de planification. Celle-ci fait l’objet d’un questionnement continu par RTE. L’entreprise vient de relancer une concertation technique visant à compléter et à enrichir ses scénarios. Les acteurs du système énergétique, les grands consommateurs et industriels concernés par l’électrification, sont invités à envoyer leurs contributions avant le 15 mai. Good timing !
Dans le prolongement de ces dynamiques, une nouvelle dimension s’ouvre.
Les équilibres entre orientations nationales et réalités locales doivent se détacher du passé, entre espaces urbains consommateurs et territoires ruraux producteurs, entre infrastructures décidées et projets vécus. La transition énergétique ne peut être uniquement descendante.
Elle suppose d’articuler 2 exigences : penser globalement la décarbonation et agir localement sur les usages, les projets, leur acceptabilité, leur viabilité.
Autrement dit, passer d’une logique d’infrastructures à une logique d’écosystèmes rentables.
Cela implique de faire évoluer les approches :
– intégrer dès l’origine production, raccordement et consommation dans une même réflexion
– développer des boucles locales d’énergie, au plus près des besoins
– associer innovation technologique et innovation dans la concertation
Le sujet n’est plus seulement d’installer de l’électricité renouvelable, mais de savoir où, quand, pour quels usages la produire, à quel prix.
Et dans cette nouvelle équation, la capacité à relier technologies, usages et bénéfices pour les territoires fera toute la différence.
Les futurs électriques au défi de l’économie
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