Aménagement du territoire : passons à l’action !

La France publie des plans, des stratégies, des réglementations, des chartes… Sur le fond, ces feuilles de route et ces schémas d’orientation partent de bonnes intentions.

Mais à force de juxtapositions des règles, l’aménagement du territoire finit parfois par perdre le cap.

Nous croyons profondément à la nécessité d’étudier, d’informer et de concerter. Un projet qui transforme un territoire doit être compris, discuté, adapté. C’est une condition de son acceptabilité et souvent de sa réussite.

C’est tout le débat soulevé par la méthode Notre-Dame-de-Paris récemment vantée par le président de la République pour accélérer les procédures de 150 grands projets jugés stratégiques pour la souveraineté et la transition.

Notre conviction : la concertation et le débat ne sont pas des freins aux projets, à condition que les projets soient bien organisés, en transparence, en confiance. Avec une règle d’or : organiser de vraies concertations sincères tenant compte des avis entendus lorsqu’ils sont de bons sens.

Mais vient le moment où il faut choisir : une orientation, un tracé, un usage, un équilibre entre contraintes locales et intérêt collectif. Car l’inaction, aussi, a des impacts.

Les projets de transition ne peuvent qu’avancer avec les habitants des territoires où ils se font : élus, entreprises, agriculteurs, citoyens… Tous ces acteurs doivent assumer à un moment, pour certains de sortir des postures, pour d’autres d’accepter de prendre le temps de comprendre les enjeux dans une vision d’ensemble.

Un exemple : pour justifier ses 33 milliards d’euros d’investissement planifiés entre 2026 et 2030, le gestionnaire du réseau de distribution des lignes moyennes et basse tension, Enedis, évoque comme objectif celui d’offrir une meilleure robustesse au changement climatique. Sa présidente, Marianne Laigneau, plaide justement pour travailler collectivement afin d’accélérer localement les autorisations de travaux en prenant en compte les besoins futurs. Que du bon sens.

Tout type de projet devrait servir cet objectif d’intérêt général d’une meilleure robustesse aux dérèglements de notre société, c’est tout l’enjeu de l’électrification, de la décarbonation.

Chacun peut prendre sa part. Le gouvernement vient d’annoncer la création de 100 territoires pionniers d’électrification. Une feuille de route sans budget et sur une base volontaire des élus.

L’intention est là : développer des projets alimentés par une énergie zéro carbone, 100% locale et fière de l’être. Passons à l’action !