Agrivoltaïsme : les questions de l’été 2026

Nouveau mot d’ordre au sortir de cet été 2026 : des solutions sont possibles à condition d’intégrer qu’elles modifient le paysage. L’altération esthétique induite par l’adaptation nécessaire pourrait-elle devenir acceptable pour certains ? Dans les campagnes, l’agrivoltaïsme pose exactement cette question. Car associer une production agricole à des panneaux photovoltaïques modifie incontestablement la traditionnelle carte postale des paysages ruraux. Mais cette transformation a des bienfaits. Elle apporte de l’ombre aux cultures ou aux animaux, limite l’évapotranspiration, contribue à une meilleure gestion de l’eau, permet une irrigation plus maîtrisée et protège certaines productions contre des aléas climatiques de plus en plus extrêmes et fréquents. La concertation autour des projets agrivoltaïques demande souvent de réduire leur covisibilité, de masquer les panneaux, d’épargner des perspectives. Mais préserver un territoire ne signifie peut-être plus nécessairement le conserver à l’identique.